Serabit El Khadim



 
 

   Serabit el Khadim est un plateau situé à 850 m de haut entre les wadis Saweg et Bata et présente la même formation géologique que la région de Maghara à ceci près que les strates gréseuses supérieures sont complètement érodées laissant affleurer presque à la surface du plateau les couches schisteuses riches en turquoise.
Ainsi, à la différence du gebel Maghara, les mineurs creusaient de courts puits verticaux servant d'accès aux veines de turquoise, d'aération et de source de lumière.

   C'est sur les parois de ces mines que Petrie découvrit en 1906 les premières inscriptions protosinaitiques.


La maîtresse de la turquoise

L'entrée du temple de Serabit el Khadim

 

   A l'extrémité Est du plateau se dressent les restes du temple de Serabit el Khadim dédié initialement, sous la XII ème dynastie, au culte de la déesse Hathor, "maîtresse de la turquoise" et protectrice des mineurs.
Vinrent s'ajouter ensuite d'autres salles consacrées à Soped, seigneur du désert oriental, sûrement une divinité locale du Sinaï, et au dieu Ptah, le démiurge de Memphis, mais aussi des chapelles consacrées aux cultes des différents pharaons.
Le temple ne cessa ainsi de s'étendre vers l'Est sous le nouvel Empire jusqu'à l'époque ramesside, le dernier roi nommé étant Ramses VI. 

   Petrie démontra que mineurs sémites et égyptiens pratiquaient ensemble des rites cultuels dédiés a Hathor l'égyptienne (ou Ba'alat) et à Soped.
Il en déduisit que les mineurs sémites étaient des hommes libres et non des prisonniers ou des esclaves. Leur chef s'appelait " frère du prince de Retenou"

certaines stèles font plus de 2 mètres de haut 

 

Au fond du temple les chapelles dédiées a Hathor


L'entrée du speos de Ptah

 
 

Une table d'offrande


Une stèle du nouvel Empire