Le premier alphabet ?

 
   En 1905, alors qu'il explore le site de Serabit el Khadim, Flinders Petrie découvre une série de graffiti qui ressemblent à des hiéroglyphes mais qui appartiennent visiblement à un système d'écriture diffèrent et inconnu à ce jour.
   Petrie pressent que ce système est alphabétique mais ne parvient à aucune conclusion.

   Ce n'est qu'en 1916 que Sir Alan Gardiner montre que cet alphabet utilise des signes hiéroglyphiques  pour traduire une langue de type sémitique qui serait l'ancêtre de l'hébreu.
Ce système est consonantique (les voyelles ne sont pas transcrites) et acrophonique :
il se sert pour noter les sons de la représentation simplifiée d'un objet dont le nom commence par ce son:
Ainsi pour écrire " b ", on utilise le signe qui représente une maison, qui se dit " beit "...
Cette langue aurait était parlée par les ouvriers sémites au service de pharaon dans les mines de cuivre et de turquoise.

   Cette découverte a été faite lors du déchiffrement d'une série de caractères ou Gardiner a lu le nom de Ba'alat, féminin de Ba'al, un des dieux du panthéon cananéen et qui a pu être assimilé à la déesse égyptienne Hathor , maîtresse de la turquoise.

Le sphinx de Serabit El Khadim (British Museum) ou l'on reconnaît la séquence " B ' LT "
 


Beit 'ayin  Lamed Taw

  La connaissance du protosinaitique n'évoluera guère jusqu'à nos jours (une dizaine de lettres ont pu être identifiées de manière sure ), le nombre d'inscriptions recensées  se limitant pour l'instant à une trentaine ( dont la moitié aux abords de la mine L du plateau de Serabit ! )